Appel à candidatures pour la promotion 2016

Nous sommes ravis de lancer l'appel à candidatures pour la dixième promotion du Dialogue d’avenir franco-allemand. En 2016, le projet se rendra en Espagne pour le troisième séminaire.

Date limite de dépôt des dossiers : 31 janvier 2016.

Contact:
Institut français des relations internationales (Ifri)
Nele Katharina Wissmann
Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa)
27 rue de la Procession 75015 Paris
Tel. +33 (0)1 40 61 60 19
wissmann.cerfa@ifri.org

Documents:
Appel à candidatures
Candidature Promotion 2016

 

Troisième séminaire du Dialogue d’avenir franco-allemand au Royaume-Uni

Les thématiques traitées dans le cadre du troisième séminaire du Dialogue d’avenir franco-allemand ont été marquées par le pays hôte de cette année, le Royaume-Uni. Quel était l’impact des élections en mai 2015 sur la politique actuelle du pays ? Quelles sont les conséquences de la montée des partis populistes et eurosceptiques en France, Allemagne et Grande-Bretagne ? Comment la crise des réfugiés est-elle perçue dans les trois pays et quelle est la solution européenne à y apporter ?

Les participants ont également abordé la question du référendum britannique sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne : Dans le cadre d’un atelier de travail, les participants français, allemands et britanniques se sont penchés sur la question de savoir à quoi l’Union européenne ressemblera en 2025, en partant du principe que le Royaume-Uni reste membre. Dans le cadre de leurs discussions, ils ont eu l’opportunité d’échanger avec le membre britannique du Parlement européen Richard Corbett. Dans le cadre du programme culturel, les participants ont découvert l’héritage industriel de Bradford et la vie multiculturelle de cette ville du Nord de l’Angleterre.

La Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik (DGAP) et l’Institut français des relations internationales (Ifri) en coopération et avec le soutien de la Fondation Robert Bosch, ont lancé le Dialogue d’avenir franco-allemand afin d’encourager les jeunes cadres prometteurs. Le projet permet aux participants, jeunes actifs et doctorants, de débattre avec des experts des questions de politique française, allemande et européenne, afin de formuler des solutions et de développer des idées innovantes.

Comme il est aussi nécessaire d'associer les futurs décideurs d'un pays tiers aux échanges franco-allemands sur des questions d'actualité européenne afin d'enrichir les discussions et trouver les nouvelles solutions, le Dialogue d'avenir franco-allemand à été accueilli au Royaume-Uni en 2015.

Repenser la géométrie franco-allemande : Des triangles au service de l'intégration européenne

L'Union européenne est confrontée à différents défis : il s'agit de la fracture entre le Nord et le Sud, de la traditionelle opposition entre petits et grands Etats membres, ou encore des différences entre les pays qui appartiennent à la zone euro et les autres. 

Pour relever les défis avec succès la France et l'Allemagne doivent davantage intégrer leurs partenaires euroéens dans leur coopération. L'étude « Repenser la géométrie franco-allemande : des triangles au service de l'intégration européenne » analyse l'ouverture de la coopération franco-allemande à d'autres Etats et institutions. A travers dix études de cas, les auteurs identifient le potentiel de ces « trialogues » pour l'intégration européenne, en se concentrant sur quatre domaines : économie, politique étrangère et sécurité, énergie et migrations.

Cette étude a été réalisée dans le cadre du Dialogue d'avenir franco-allemand. En 2014, le projet s'est pour la première fois ouvert à un autre Etat membre de l'Union européenne, l'Italie d'abord, puis, en 2015, le Royaume-Uni. L'objectif est d'associer de futurs décideurs d'un pays tiers aux échanges franco-allemands sur des questions d'actualité euroéenne, et ainsi d'enrichir les discussions. Ce format a fait ses preuves et fait désormais partie intégrale du programme.

Alors que le Dialogue d'avenir expérimente l'ouverture de la coopération franco-allemande, il semble indispensable, en accompagnement, de nourrir les réflexions sur des formes de coopération trilatérales au service de l'intégration européenne.

Version allemande : "Den deutsch-französischen Dialog öffnen: Dreieckskonstellationen im Dienste der europäischen Integration"

Version française : « Repenser la géométrie franco-allemande : des triangles au service de l'intégration européenne »

Version anglaise : "Opening up the Franco-German Dialogue: How Trialogues Can Enhance European Integration"

 

 

Deutschland, Frankreich und Europa 25 Jahre nach dem Mauerfall

Bei einer gemeinsamen Veranstaltung der Deutschen Gesellschaft für Auswärtige Politik, des Institut français und der Französischen Botschaft in Berlin am 6.11.2014 ging Hubert Védrine, Außenminister Frankreichs von 1997 bis 2002 im Kabinett von Premierminister Lionel Jospin unter Präsident Jacques Chirac, bei einer Matinée in der Französischen Botschaft mit Teilnehmerinnen und Teilnehmern des Deutsch-französischen Zukunftsdialogs auf die Entwicklung der deutsch-französischen Beziehungen seit dem Mauerfall ein.

Kein Anlass, Deutschland Vorwürfe zu machen

Die politische Elite und die Bevölkerung hierzulande haben die Neuordnung Deutschlands und Europas erfolgreich gemeistert. Die immer wieder geäußerte Kritik an Deutschland, es sei durch die Wiedervereinigung politisch und ökonomisch zu stark geworden, sei weder logisch noch angebracht, so Védrine.

Frankreich habe, unabhängig von der deutschen Wiedervereinigung und im Gegensatz zum Nachbarn, die letzten 25 Jahre nicht genutzt, um nötige Reformen umzusetzen und die ausufernden Kosten des Wohlfahrtstaates zu reduzieren. Gleichzeitig sei die Debatte zu Investitionen legitim, da die derzeitigen wirtschaftlichen Probleme nicht losgelöst von dieser Frage betrachtet werden können.

Mehr Gelassenheit in der Debatte zur Rolle Deutschlands und Frankreichs in Europa

Nicht nur das Ende der Einteilung Europas in Ost und West, auch die Entwicklung gemeinsamer Lösungsansätze zu den zahlreichen aktuellen internationalen Konflikten bedingten eine deutsch-französische Kooperation. Man müsse aber feststellen, dass sich das Gleichgewicht seit 1990 zu Gunsten Deutschlands verschoben habe. Außerdem sei die Partnerschaft um andere Kooperationen erweitert worden, sodass die Metapher vom deutsch-französischen "Paar" nicht mehr passe.

Während der Jahre des Umbruchs hätten die Meinungsverschiedenheiten stets zu konstruktiven Lösungen geführt. So sei Staatspräsident Mitterands Drängen – trotz medialer Opposition in Deutschland und bevorstehender Wahlen im März 1990 –, dass Deutschland die Oder-Neiße-Grenze anerkennen sollte, lobenswert und könne noch heute als Beispiel für offene Diskussionen dienen.

Den Graben zwischen europäischer Elite und Bevölkerung durch mehr Subsidiarität schließen

Aus einer persönlichen Sicht kritisierte Védrine den Ansatz, die alleinige Zukunftsvision in einer sich vertiefenden Integration der Europäischen Integration zu sehen. Dies könne nicht funktionieren, da die Bürger nicht mitzögen, wenn sie den Eindruck hätten, die Volkssouveränität könnte gefährdet sein. Védrine nannte die häufig als euroskeptisch dargestellten Parteien wie Front National, UKIP oder AfD europafeindliche Parteien, die besorgniserregenden Zuwachs verzeichneten. Dass sie Mehrheit der EU-Bürger bei den Europawahlen Nicht-Wähler waren, zeige zudem, dass nur noch eine in den Medien dominante Elite bedingungslos mehr Integration befürworte. Die Bürger könnten erst dann wieder wirklich erreicht werden, wenn die Parteien ihren Europa-Diskurs ändern würden.

Lösungsansätze, um die europäische Idee neu zu definieren, seien die Akzeptanz des Nationalstaats, sowie mehr Subsidiarität und die Stärkung der nationalen Parlamente. Außerdem warnte Védrine vor einem historischen Fehler, all denjenigen, die nicht für mehr Integration seien, Nationalismus zu unterstellen.

Ein Europa der Diversität

Besonders bei gemeinsamen europäischen Militäreinsätzen erwarteten die Partner ein verstärktes deutsches Engagement, auch wenn derzeit durch die verschiedenen Interessen keine gemeinsame europäische Sicherheits- und Verteidigungspolitik zu erwarten sei und der westliche Interventionismus nicht mehr funktioniere. Zu dringenden außenpolitischen Fragen müssten sich nicht unbedingt Deutschland und Frankreich, sondern die zwei EU-Länder mit den unterschiedlichsten Ansätzen auf einen Nenner einigen, um den Partnern einen Kompromissvorschlag machen zu können. Bei der Frage zu Sanktionen gegen Russland hätten beispielsweise Polen und Italien vor dem Treffen der EU-Außenminister und des Europäischen Rates zusammenkommen können, um divergierende Meinungen zu besprechen und eine gemeinsame Position zu finden.